À propos
ObMind
Je m'appelle Aurélie Boillet, j'ai 37 ans. L'art est mon échappatoire. Depuis toujours, je gribouille. Sans réfléchir, sans plan. Mes mains pensent avant moi. Un jour, pendant un long appel téléphonique – comme tant d'autres – je dessinais encore, machinalement. Et j'ai entendu :
« Ça déchire maman ! » Puis mon mari a souri et m'a dit : « Tu devrais le faire contre le mur. » Alors j'ai osé.
À partir de là, quelque chose s'est ouvert. « Ozé » est arrivé. Et je ne me suis plus arrêtée. Mes tableaux sont des territoires intérieurs. Des mondes peuplés de formes libres, de personnages naïfs, presque fantomatiques, aux cœurs visibles. Ils se touchent, se regardent, vibrent ensemble. Il y a des lignes qui débordent, des labyrinthes, des répétitions, comme des pensées qui tournent et refusent de se taire. Le noir et le blanc s'y affrontent et s'y réconcilient. Le trait est brut, instinctif, parfois enfantin, parfois dense, presque obsessionnel. Chaque œuvre est un dialogue entre le chaos et la tendresse, entre le trop-plein et le silence.

Je dessine pour respirer. Pour déposer ce qui déborde. Pour transformer le bruit intérieur en poésie visuelle.
C'est ainsi qu'ObMind est né.
Un espace où mon esprit peut s'exprimer librement, sans filtre, sans justification. Un univers sincère, imparfait, vivant. Aujourd'hui, je regarde ces murs, ces toiles, ces personnages aux yeux en forme de cœur… Et je ressens une immense fierté. Parce que j'ai écouté ce murmure intérieur.
Parce que j'ai osé tracer ma place.
